J’aurais été la première victime du développement du tourisme dans le Sud’Est si la sagesse ne m’avait dicté la bonne attitude.

Je souhaite porter à la voix de la presse et à la connaissance de tous et de toutes les méfaits personnels que j’ai subis sous les mots déshonorant de la part de trois obélisques policiers vêtus de kaki qui accompagnaient la délégation du Premie
Je me présentai pour poser mon attention sur le déroulement des programmes auxquels je m’intéresse vivement dans le but de compléter un article portant précisément sur les projets de développement touristique du gouvernement Marthelly-Lamothe dans le département du Sud’Est. Je me suis approché des policiers pour m’identifier à leur demande, ce qui, évidemment, relève des formalités et du protocole nécessaires pour la sécurité de l’espace en cette occasion et la mienne propre j’en conviens. Loin de toute désobligeance devant cette exigence, j’ai fourni des explications claires sur les raisons de ma présence sur les lieux et mon objectif de produire un article pour le media Bonzouti, presse net qui vend la culture et les politiques locales et les potentialités de développement du pays à travers le Web. Et puisque je ne portais pas sur moi de carte de presse, et, d’autre part, constatant des personnes accédées au cœur des activités sans passer par le contrôle, j’ai tenté de me faire justifier en appelant à confirmation d’autres journalistes que les policiers ont refusés automatiquement et me somme à l’instant même de déplacer sous peine de sanction. C’est là un fait décevant du comportement par lequel ces agents m’ont traité et qui insinue le tempérament brutal qu’ils émanent. L’un d’entre eux, d’un noir plus foncé que les deux autres, c’est-à-dire des trois policiers qui se trouvaient en poste à l’entrée du Wharf touristique de Jacmel pour garder la place en cette occasion, me lance sur un ton menaçant : Bien ! Maintenant vous avez mis trop de temps à parler ici, évacuez immédiatement, évacuez d’ici ! Je ne m’apprête nullement à défier le protocole argumente-je. Je suis venu participer à ce que j’estime méritai-je ma participation. Je suis un fils de la ville ; et je ne peux servir que par ce que j’ai de plus précieux ma gratitude intellectuelle à son endroit et par ce qu’elle m’a donné de chère mon intimité à partager ses réalités les plus profondes. Je n’arrive toujours pas à comprendre l’arrogance (ce manque total de respect à l’endroit des citoyens dont ces policiers ont montré par leur attitude à mon égard) et qui est aussi un manque de prestige pour un métier aussi important pour tous les corps de la société. La Police Nationale d’Haïti existe par et pour les populations dont elle dessert. Même quand je m’aurais présenté en simple jacmélien se croyant en droit de prendre aux affaires qui intéressent la commune et le département, je ne devais pas recevoir des insultes de policiers qui sont là pour faire le travail de tous et n’ont pas seulement celui d’un ministre ou d’un quelconque autre personnage appelé au service du bien commun. Un autre du groupe est allé jusqu’à me traiter de bloffeur crétin et m’injurie en m’accusant de diffamation pour les propos que je tiens. Les réactions des trois policiers ont, en effet, perverti les voies qui dirigent l’éthique et le professionnalisme de ce corps unique qui nous reste sur le plan de la sécurité des biens et des vies. Le mérite de l’éducation m’a toutefois permis de garder mon calme au risque, dans le cas contraire, de me faire tabasser et molester physiquement. Je pris une fois de plus le temps d’éclaircir mon point de vue. Et, plusieurs témoins oculaires, apparemment des chauffeurs qui stationnaient par faute de place à l’intérieur de la cour ont été spectateur de la scène. Mes raisonnements sont pourtant limpides. Je n’outrepassais les interdictions des policiers chargés de sécuriser l’entrée ; ce qui intrigue, ou devrait l’être, c’est ce flux verbalisant d’un extrême dédain qui diminue la notion de l’humain et les priorités de communication qui se trouve au centre du métier du policier. Heureusement usant d’un peu de tact, ils affirment qu’ils n’ont pas de jacmélien dans leur sang. Au début de la conversation outrancière à ma personne avec les policiers, le policier qui m’a interpellé en passant affirme que le cortège ministériel à Jacmel pouvait ne pas inviter la presse locale et venir de Port-au-Prince avec leurs propres journalistes si désiré. Je n’ai pris au sérieux ce langage peu averti des considérations de cet ordre. Finalement je pris le chemin pour retourner chez moi, indigné et froissé de l’image que les corps armés continuent de donner par les manières par lesquelles ils traitent les citoyens devant bénéficier leur présence protectrice même quand ils sont égarés. Ceci constitue l’auréole symbole de la PNH dans sa mission élogieuse de protéger et servir les haïtiens et tout autre être humain sur cette planète. J’appelle à l’accommodement de la communication basé sur les principes moraux et de bonnes mœurs qui fondent la vie en société en Haïti pour que la PNH privilégie un autre rapprochement avec la population pour un rapport différent. Intégrer ce corps et porter l’uniforme doit être à la fois un honneur et le signe d’amples obligations dont celui de la vertu, de la langue ferme et respectueuse. La perception ne peut continuer à être celle du policier bourreau qui traduit, en fait, un colonialisme régénérescence d’un imaginaire affecté par les débris d’un passé macabre.


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