Les États-Unis proposent trois éléments d'un cessez-le-feu à Gaza

Washington - La secrétaire d'État Condoleezza Rice œuvre en faveur de trois éléments d'un accord visant à « un cessez-le-feu viable et durable » entre les Israéliens et le Hamas dans la Bande de Gaza, a dit le porte-parole du département d'État
« Nous appelons et travaillons à la conclusion d'un cessez-le-feu viable, durable et sans limitation de temps, qui permette au peuple palestinien de mener une vie meilleure et au peuple israélien aussi, sans crainte d'attaques de roquettes (...) tirées de (la Bande) de Gaza », a indiqué M. McCormack. Il a précisé que Mme Rice tentait actuellement de convaincre la communauté internationale de parvenir à un consensus sur ces trois points, tout en reconnaissant « qu'il y a beaucoup de détails à régler » pour arriver à un tel accord. Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est réuni à la veille du Nouvel An, mais n'a pas été en mesure de parvenir à un accord sur un plan de cessez-le-feu parrainé par les États arabes. « Les violences se poursuivent, et nous souhaiterions, de concert avec d'autres membres de la communauté internationale, de voir ces violences cesser le plus vite possible. Et nous œuvrons à cette fin », a dit McCormack. Sur la question de la sécurité aux points de passage, M. McCormack a indiqué qu'il y avait auparavant des observateurs européens à Rafah, un arrangement qui pourrait servir d'exemple pour rouvrir les passages fermés par Israël. La présence de ces observateurs avait été convenue dans le cadre de l'Accord de 2005 sur la circulation et l'accès (au secteur de Rafah). Mme Rice a déjà eu 17 entretiens téléphoniques avec des responsables de gouvernements étrangers pour tenter de résoudre la crise actuelle, a souligné M. McCormack. Les hostilités ont commencé par les tirs de roquettes Gaza est sous le contrôle du Hamas depuis juin 2007, lorsque ses forces militantes ont chassé l'Autorité palestinienne, laquelle, sous la direction du Fatah, contrôle toujours la Cisjordanie et demeure le seul gouvernement des territoires palestiniens reconnu par la communauté internationale. La Bande de Gaza est une bande de terre rectangulaire qui s'étend le long de la côte méditerranéenne entre Israël et l'Égypte. Environ 1,4 million de personnes, pour la plupart des Palestiniens, vivent sur ce territoire, et nombre d'entre eux se trouvent, depuis des décennies, dans des camps de réfugiés, selon le quotidien New York Times. Le gouvernement israélien a lancé son offensive contre le Hamas après que ce dernier eut mis fin à son cessez-le-feu de six mois avec Israël et intensifié ses tirs de roquettes et de mortiers contre le sud de l'État hébreu. Le 14 décembre, le chef du Hamas Khaled Meshaal a annoncé que son groupe - désigné comme organisation terroriste par les États-Unis - ne renouvellerait pas sa trêve de 6 mois, facilitée par l'Égypte, avec Israël. Cinq jours plus tard, le Hamas a commencé à tirer trois types de roquettes et d'obus de mortier contre les communautés du sud d'Israël. Le 27 décembre, l'État hébreu a alors entamé une vaste série de raids aériens sur la Bande de Gaza et, le 3 janvier, lancé une offensive sur le terrain. Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devait s'entretenir le 6 janvier, à New York, avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, pour examiner les divers moyens de parvenir à un accord sur un cessez-le-feu. Le ministre palestinien des affaires étrangères Riad Malki a dit à l'Associated Press que M. Abbas tenterait de faire approuver, au plus vite, une résolution parrainée par les États arabes. M. Malki a ajouté que M. Abbas souhaitait lui aussi parvenir à un accord de cessez-le-feu permanent qui inclurait le déploiement d'observateurs aux points de passage et d'une force internationale qui aurait pour mission de protéger la population civile. M. McCormack a dit que les États-Unis continuaient de collaborer étroitement aux efforts diplomatiques de l'Union européenne, actuellement en cours au Proche-Orient. L'UE a envoyé plusieurs diplomates dans la région dans l'espoir de faciliter un accord mettant fin à la violence. Le président français Nicolas Sarkozy et l'émissaire pour le Proche-Orient Tony Blair se trouvent tous deux au Proche-Orient où ils tiennent des consultations. Et le ministre tchèque des affaires étrangères, Karel Schwarzenberg - dont le pays occupe, depuis le premier janvier, la présidence tournante de l'UE - dirigera bientôt une mission de paix de l'Union européenne dans la région. La crise humanitaire empire. Le président Bush a dit, le 5 janvier, que le Hamas a entamé un barrage de tirs de roquettes et de mortier, visant délibérément Israël. «Je comprends qu'Israël souhaite se protéger », a dit le chef de l'exécutif américain.» M. Bush a, toutefois, affirmé qu'il espérait encore qu'un cessez-le-feu pourrait être conclu. Il s'est également déclaré vivement préoccupé par la situation humanitaire à laquelle sont confrontés les Palestiniens dans la Bande de Gaza. «Depuis l'été 2007, quand le Hamas a pris le pouvoir par la force, les conditions de vie se sont détériorées pour les Palestiniens de Gaza. En dépensant ses ressources pour acquérir des lance-roquettes au lieu de construire des routes et des écoles, le Hamas a prouvé qu'il n'avait aucune intention de servir le peuple palestinien», a dit le président Bush, à Washington, lors de son allocution radiophonique hebdomadaire diffusée le 2 janvier.


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