Barack Obama: le Ghana montre que la démocratie peut rayonner en Afrique

Washington - Au terme de sa visite historique au Ghana, le 11 juillet, le président des États-Unis, M. Barack Obama, a déclaré aux Ghanéens que son séjour parmi eux avait revêtu «une signification particulière » car leur nation faisait savoir au
Lors de son allocution à l'aéroport international de Kotoka précédant son retour à Washington, M. Obama a déclaré que pendant sa visite il avait eu l'occasion de s'entretenir de l'avenir du Ghana et de l'Afrique dans son ensemble avec le président ghanéen John Atta Mills, qui était présent à l'aéroport pour faire ses adieux à son homologue américain. «J'ai parlé aux parlementaires ghanéens de l'attachement des États-Unis à la démocratie et au développement», a-t-il déclaré à la foule avant d'évoquer chaleureusement sa visite à l'hôpital d'Accra spécialisé dans les soins maternels et infantiles, où il avait pu s'entretenir avec des patientes et avec des enfants. Il a également évoqué la visite qu'il avait faite avec sa famille de l'ancien fort esclavagiste de Cape Coast, «ce lieu où pendant des siècles des hommes, des femmes et des enfants de cette nation et des régions voisines furent vendus en esclavage». «Je n'oublierai jamais l'image de mes deux petites filles, descendantes d'Africains et d'Afro-Américains, franchissant ces portes du non-retour, mais les retraversant ensuite dans l'autre sens (...) C'était un rappel remarquable que, bien que l'avenir soit insondable, les vents soufflent toujours en direction du progrès humain.» M. Obama a déclaré aux Ghanéens qu'à chaque instant de sa visite il avait reçu des rappels des liens permanents qui liaient leur pays au sien: «Des hommes et des femmes enlevés à cette nation ont contribué à construire la mienne. Aujourd'hui, un grand nombre de nos plus éminents citoyens retracent leurs origines jusqu'à ce rivage. Votre premier président a fait des études dans une université des États-Unis, de même que votre président actuel.» M. Obama a également salué les bénévoles du Corps de la paix qui étaient présents. On se souvient que le Ghana fut le premier pays du monde à accueillir de tels volontaires. De plus, a-t-il dit, de grands militants américains en faveur des droits civiques, tels que Martin Luther King, «ont observé le mouvement d'indépendance ici au Ghana et se sont demandé: si les Africains peuvent vivre libres en Afrique, pourquoi les Afro-Américains ne peuvent-ils pas vivre librement en Amérique?» Aujourd'hui, a déclaré M. Obama au peuple ghanéen, «nos deux pays sont des démocraties pleines de diversité et de dynamisme. Ici au Ghana, de nombreux groupes ethniques parlent beaucoup de langues mais ont trouvé le moyen de vivre et de travailler ensemble en paix. Les gens ici peuvent s'exprimer librement et pratiquer librement leur culte. Vous bénéficiez d'une puissante société civile, d'élections honnêtes et d'une presse libre, d'une économie de marché en progrès et d'un sentiment d'énergie et d'optimisme.» Pour toutes ces raisons, a proclamé le président, «aux États-Unis, nous sommes fiers de notre partenariat avec le Ghana. Ensemble, nous travaillons à améliorer l'enseignement et à lutter contre la pauvreté. Nous avons fait des progrès réels et mesurables dans le cadre de notre lutte contre les maladies, que ce soit le paludisme, la tuberculose, la polio ou les maladies tropicales négligées. C'est un partenariat que nous avons l'intention de poursuivre », fondé tant sur des intérêts mutuels que sur des idéaux partagés «conçus pendant nos luttes pour l'indépendance». Le président Obama a dit, pour conclure, qu'il appartenait à tous les Africains de défendre les principes de la démocratie : «L'Amérique souhaite vivement s'associer avec les peuples et les nations d'Afrique, mais nous savons tous que l'avenir de l'Afrique est entre les mains des Africains.» S'adressant aux jeunes, il a lancé l'exhortation suivante: «Le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir d'exiger des comptes de vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple.» «Si vous saisissez cette occasion, si vous prenez la responsabilité de votre avenir, l'Amérique vous accompagnera tout au long du chemin, en tant que partenaire et en tant qu'amie.»


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