Les élections à la FASCH : triomphe du libéralisme ou « censure » de la vision historico-critique ?

« Solèy la klere pou tout moun » [1]? La démocratie libérale bourgeoise prévoit des élections en vue de renouveler le corps de direction et de représentation au sein de ses institutions. À ce titre, les élections paraissent être le moyen le pl
La décision devant être prise en ce jour des élections a tourné autour de l’incertitude concernant l’avenir de la FASCH. Par celle-ci on entend « censurer » ou « sanctionner » la vision historico-critique comme mode de dépassement de la conjoncture. En ce sens, parler d’une « FASCH plurielle » [3] dans cette conjoncture de 2013, est-ce revendiquer une université libre, autonome et démocratique ou instaurer la dictature de la pensée unique? Comment se fait-il que des universitaires combattent la vision historico-critique qui peut, au contraire, aider à poser les problèmes réels du pays face aux nécessités concrètes de l’Haïti contemporaine [4]? Ou du moins, considérant la vision historico-critique comme étant celle qui permet le mieux, pour le moins que l’on puisse dire, de répondre à la « question sociale » haïtienne [5] en vue de la dépasser, ce qui exige donc une praxis, pourquoi cette attitude se manifeste-t-elle au sein de l’espace universitaire en Haïti? L’objectif de cet article est d’esquisser une analyse de la conjoncture électorale et post-électorale et de jeter un regard prospectif sur l’avenir de la FASCH, mais aussi sur la pratique professionnelle quotidienne de ces soi-disant « futurs cadres et/ou intellectuels du pays ». L’étudiant-e à travers l’espace universitaire en Haïti Le contexte haïtien de création de l’université mérite de profondes réflexions puisqu’il coïncide avec l’évolution socio-économique, politique et culturelle du pays. L’appauvrissement des secteurs populaires du pays est un produit de nouvelles stratégies de soumission du travail au capital que la modernité coloniale/esclavagiste/occidentale a amorcée à la fin du XVème siècle (1492). Toutefois, la révolution populaire pour la liberté et pour l’indépendance nationale (1791-1804) [6] a été un coup porté contre cette modernité. Le projet de société nourri par cette révolution consiste dans la réalisation de l’émancipation et de la libre individualité de tous les hommes et les femmes vivant sur ce territoire. Mais, avec l’assassinat du « premier général anti-libéral » [7] de l’humanité, ce projet allait être piétiné par une oligarchie haïtienne de noirs-es et de mulâtres-ses. Alliées de façon subalterne à la bourgeoisie internationale, les classes dominantes haïtiennes ont confisqué les fruits de cette grande révolution. Ainsi, la question de l’exploitation des masses populaires a été réactualisée et a pris une nouvelle dimension [8]. Et, cette situation se module à chaque évolution du mode de production capitaliste. C’est dans ce contexte de néo-colonialisme que s’inscrit la loi du 29 décembre 1848 portant sur la création des institutions supérieures du pays. Celles-ci n’avaient pas les prérogatives d’apporter une réponse aux problèmes réels de la société haïtienne. L’année 1860, coïncidant avec la signature du Concordat entre l’État haïtien et le Vatican, marque la naissance des écoles supérieures en Haïti : École de Droit, École de Médecine, École de Musique, École de dessin et de Peinture. Par le décret-loi du 27 décembre 1944, l’Université d’Haïti a été créée et organisée suivant l’arrêté du 31 août 1945[9]. Ces différentes écoles ont été orientées vers la formation technique tout en construisant l’hégémonie d’un groupe social dans le pays. Toutefois, cela n’a pas empêché aux étudiants-es de Damien de mener des mouvements de revendications qui ont abouti à la chute du président Elie Lescot en 1946. Plus tard, face à la dictature duvaliérienne qui a voulu assujettir toutes les « institutions » du pays, les étudiants-es de l’UNEH (Union Nationale des Étudiants Haïtiens) ont contesté cette pratique de tutellisation et ont mené une série de mouvements revendicatifs. Mais, Suzy Castor, nous apprend que le pouvoir totalitaire a procédé à la « dissolution de l’UNEH et de toutes les organisations de jeunesse et transforma l’Université d’Haïti en Université d’État d’Haïti » [10] par le biais d’un décret-loi paru le 16 décembre 1960. Après la dissolution arbitraire de l’UNEH, selon les propos de Louis-Juste, pour être admis(e) à l’université, « l’étudiant a été astreint à produire un certificat attestant qu’il n’appartient à aucune organisation communiste ou association déclarée suspecte par l’État » (sic.) [11]. En fait, cela remonte à la période de la guerre froide entre les États-Unis et la Russie. Cette situation internationale, n’a-t-elle pas de rapport avec ces conflits internes d’Haïti ? Malgré tout, plus tard, on va assister à l’émergence de la FENEH (Fédération Nationale des Étudiants Haïtiens) qui va militer en faveur de l’autonomie universitaire. C’est cette même logique de revendications qui a poussé le ministre de l’éducation Jacques E. ALEXIS à élaborer les « Dispositions Transitoires [12]» du 21 février 1997. Ces dispositions transitoires consacrent l’indépendance et l’autonomie de l’Université d’État d’Haïti(UEH) [13]. En effet, cela constitue un pas vers la démocratisation de l’UEH. Mais, il faut l’entendre comme étant une conquête historique, c’est-à-dire comme une résultante des revendications estudiantines de l’UEH, notamment avec l’implication des secteurs majoritaires et populaires du pays. Sous le gouvernement de Jean Bertrand ARISTIDE qui a voulu installer une université impériale en Haïti, le mouvement « Grenn Nan Bouda » [14] mené par les étudiants-es de l’UEH, a encore une fois triomphé (2004). Enfin, en 2009, des étudiants-es ont participé à la lutte pour le salaire minimum refusé par les détenteurs-trices des moyens de production en Haïti. Celle-ci peut être considérée encore une fois comme une victoire puisque ces derniers ont été contraints-es d’accepter le paiement du salaire minimum qui a été fixé à 200 gourdes, notamment modifiable suivant l’inflation. D’où, l’étudiant-e s’est toujours impliqué-ée dans la position des problèmes politiques du pays. Toutefois, cela n’empêche pas à l’université de remplir sa mission de reproduction des rapports sociaux dans le pays. C’est en ce sens qu’on peut comprendre qu’elle produit des princes auto-dominés [15] et des princesses auto-dominées. Selon Louis-Juste, Le prince auto-dominé s’enferme dans ses tours de savoir scolaire : dans ses activités intellectuelles, il se coupe des organisations populaires parce qu’elles revendiquent la démocratisation de la société […] Le prince universitaire qui s’auto-domine vit dans un monde imaginaire : tandis qu’il est emprisonné dans une société dépendante, il se croit libre de donner libre cours à ses fantasmes de futur dominateur [16]. Donc, sa perception de soi et des masses populaires crée une distance entre ces deux catégories sociales. Donc, il-elle refuse toute participation aux mouvements populaires, parce qu’il représente une catégorie « supérieure ». De nos jours, ces princes-ses auto-dominés-es font acte de présence encore une fois au sein de l’Université d’État d’Haïti et particulièrement au sein de la Faculté des Sciences Humaines. Ainsi, lors du déroulement des élections à la FASCH, on a été surpris d’entendre un candidat au poste de délégation CUEH, qui est un acquis des mouvements estudiantins, dire, « j’en ai marre de votre occupation tumultueuse du béton!». Par-là, veut-il confiner les étudiants-es de la FASCH à leur place d’éduqués pour la crise globale que traverse la « société » haïtienne? En effet, nous pourrions dire que c’est bien l’intention de ce dernier. En ce sens, l’étudiant-e comme singularité assure, à travers l’université comme médiation, une fonction de reproduction des rapports sociaux ou de reproduction de l’ordre social basé sur la domination, l’exploitation, l’inégalité et l’injustice. Conjoncture électorale et post-électorale 2013 à la FASCH La FASCH a une histoire particulièrement émouvante et héroïque depuis sa création en 1974. Elle est l’espace par excellence de luttes sociales, idéologiques et politiques. Divers acteurs-trices y prennent part : membre de coordination, professeurs-es, étudiants-tes, membres du personnel administratif et technique, et même les marchands-es qui y affectent. Son dynamisme interne est déterminant dans le mode de rapport qu’elle a à entretenir avec les autres entités et le Rectorat de l’UEH, et même dans la perception de cet espace facultaire. La revendication d’une « FASCH plurielle » [17] par certains-es étudiants-es au cours du processus électoral pourrait sous-entendre que la FASCH a été une fois « singulière », c’est-à-dire homogène. Cette « institution », comme toute autre d’ailleurs, porte en elle toutes les contradictions que traversent la « société » haïtienne globale, mais aussi les contradictions externes. La conjoncture électorale de mars 2013 est marquée par une sorte de démaquillage des contradictions précitées. Des alliances conjoncturelles et contre nature, le mépris de l’éthique, des discours agitateurs et médisants, par conséquent, aliénés et aliénants, sont diverses formes de leur manifestation. Les blocs antagoniques se sont renforcés et se sont affrontés. Les comportements et les positions des acteurs-trices sont déterminées par leur histoire sociale, leurs conditions matérielles d’existence et leur posture idéologico-politique. [18] Ainsi, l’observateur-trice avisé-e pouvait se rendre compte de la campagne de diabolisation et de stigmatisation de la pédagogie éducative libératrice qui introduit l’utopie de l’émancipation totale dans le processus enseignement-apprentissage. À cet effet, un universitaire candidat à la délégation des étudiants au Conseil de l’Université d’État d’Haïti (CUEH) ose affirmer sans ambages et avec un ton hautain, au cours du débat pré-électoral : « J’en ai marre de votre occupation tumultueuse du béton ! ». N’est-il pas là une preuve flagrante de la dichotomisation théorie/pratique, travail intellectuel/travail manuel? [19] Comment est-il possible d’appréhender la démocratie au sein de l’UEH en dehors de l’histoire ; sachant que ce sont des luttes revendicatives (occupation du béton) qui ont accouché aux Dispositions Transitoires de 1997 ? Où est donc passée la praxis éducative? L’évocation du comportement de l’étudiant-e à travers l’espace universitaire en Haïti que nous venons de relater remet-elle en question son assertion. On comprend aussi son déni des luttes estudiantines porteuses des idéaux de reformes de l’UEH. Resté dans sa posture d’aliéné et d’auto-dominé, peut-on espérer une représentation dynamique au CUEH ? Et encore, que peut-on espérer de lui face au monstrueux projet loi 2013 qui lui attend au CUEH ? En effet, il est vain de rappeler que c’est la vision historico-critique qui peut mieux permettre d’apporter des réponses concrètes à des situations concrètes qui revoient à la question sociale haïtienne, surtout dans ce contexte de néo-colonialisme [20] dans lequel Haïti se trouve. Même les adversaires le savent ! C’est elle qui permet à l’université de remplir sa mission ontologique. Tandis qu’à la FASCH, certains veulent la combattre politiquement. Le 21 mars 2013 marque une date importante dans l’histoire de la FASCH. Celle-ci coïncide avec la volonté des acteurs-trices de cette « institution » de décider son destin pendant les trois (3) années à venir. Selon l’article 2 du protocole électoral, sont électeurs-trices, les professeurs-es, les étudiants-es régulièrement inscrits-es et membres du personnel administratif et technique. En ce jour, dans l’isoloir, le-la votant-e est face à sa conscience, face à ses intérêts (particuliers pour certains-es), à ceux de la communauté facultaire et de la « société » haïtienne en général. Lorsque son choix est déterminé par sa posture idéologico-politique, il-elle agit en acteur-trice conscient-e. C’est alors que le sens ontologique de l’université rentre en jeu. Permet-il-elle par son vote de poser les problèmes infrastructurels et administratifs de la FASCH dans leur concrétude ? Son choix aura-t-il permis à la FASCH en tant qu’espace universitaire de se réorienter vers la position des problèmes de la « société » haïtienne de façon à permettre à l’homme haïtien de jouir sa liberté pleine, c’est-à-dire l’engager dans la lutte pour la récupération de son « humanité » ? L’universitaire de la FASCH, tient-il-elle compte dans une telle conjoncture, du projet avorté tant rêvé par les noirs-négresses esclavagisés-es et les marrons-nes de Saint-Domingue? [21] Ne rentre-il-elle pas dans la logique d’extermination des tentatives de réhabilitation d’une pensée déssalinienne ? La hantise de la perspective historico-critique à la FASCH, n’est-elle pas une preuve évidente que celle-ci construit des « princes auto-dominés» [22] et des princesses auto-dominées ? Les résultats de ces élections témoignent le triomphe du positivisme qui renforce le néo-libéralisme en Haïti. Ils constituent une « prétendue » matérialisation de la volonté de censure de la pensée critique libératrice. De plus, une chose est claire. Les alliances conjoncturelles et contre nature observées dans le processus électoral du point de vue de la pratique, d’ailleurs exploitées par l’intelligence politique d’un candidat actuellement élu, ne correspondent sans doute pas à une posture éclectique consciente ou inconsciente du point de vue intellectuel. Elles s’inscrivent plutôt dans le cadre d’une intention de « censure ou de sanction » de la vision historico-critique à la FASCH qui, du même coup, confirme encore une fois le triomphe du libéralisme. Est-elle selon ces « censeurs-es » subversive ? Leur situation de classe [23] et leurs conditions matérielles d’existence comme réalités concrètes les empêchent de le penser. Mais, nous pouvons dire, avec Jean CASIMIR, c’est parce qu’ils-elles poursuivent un futur fantasmagorique [24]; et pour le moins que l’on puisse dire, avec Freire [25], aspirent un jour à égaler leurs oppresseurs-es. Ils-elles veulent à cet effet une «éducation civilisatrice» suivant la rationalité capitaliste. Cette intention de « censure » de la perspective historico-critique est un signe avant-coureur d’alliance ou de compromis politique de ces futurs-es cadres entre eux-elles, et avec la bourgeoisie nationale et internationale pour maintenir les secteurs populaires (paysans-nes, ouvriers-ères, les petits-es commerçants-es du secteur informel, les chômeurs-es, etc.) dans leur situation de domination, d’exploitation, d’oppression et de discrimination. Donc, la FASCH construit des « catégories sociales d’appui [26]» (travailleurs-ses sociaux-les, mais aussi sociologues, psychologues et communicateurs-trices sociaux-les) aux classes dominantes et des princes-ses auto-dominés-ées. N’est-ce pas ce qui explique particulièrement l’attitude intellectuelle d’une grande majorité d’étudiants-es en Travail Social qui veulent confiner la discipline dans la visée techniciste/bureaucratique/psychologisante nord-américaine ? Cette vision émane déjà de l’organisation du cursus académique. En ce sens, la mission de la FASCH serait réduite à la formation d’une main-d’œuvre pour le marché du capital [27]. À cet égard, l’université perdrait sa spécificité de recherche et de service à la communauté, de production de nouveaux savoirs critiques que la réalité sociale inspire de jour en jour. La relation dialectique entre théorie et pratique qui nous permet d’agir sur cette réalité deviendrait caduque. « Leur conscience colonisée » [28] aboutit à l’autodépréciation et auto-sous-estimation. Ils-elles se croient impotents-es ; ils-elles subissent l’histoire, ils-elles ne se considèrent pas comme « sujets » mais « objets » de l’histoire. Et là, la question de liberté pleine serait réellement utopique comme ils-elles le pensent. Ces travailleurs-euses sociaux-ales craignent, fuient toute tentative de réflexion critique sur la « question sociale ». Tandis que d’autres penseurs-es dont Marilda IAMAMOTO en font de l’objet d’étude de la discipline. Elle affirme que le service social trouve dans la « question sociale » la base de sa fondation comme spécialisation du travail. [29] N’est-ce pas là une étroitesse d’esprit ? N’est-ce pas un niveau d’aliénation exagéré chez ceux et celles qui refusent de réfléchir sur la « question sociale » haïtienne ? Qu’est-ce qui peut être fait par rapport à une telle situation désenchantée? Quelle est l’avenir des secteurs populaires haïtiens dans ce contexte de carence d’ « intellectuels organiques» [30] et d’intellectuelles organiques? En guise de conclusion Après la publication des résultats des élections, la situation socio-politique de la FASCH se révèle fragile et inquiétante. Elle alimente encore les contradictions et les réactualise. Dans ce cas, l’unité dans la diversité est devenue un facteur constitutif de toute tentative de redynamisation de l’ « institution » facultaire. Son histoire émouvante et héroïque doit être la boussole des élus-es. La conscience philosophique, l’éthique professionnelle, la probité et l’honnêteté intellectuelles sont entre autre des principes directifs vitaux et nobles. Se pou « solèy la klere pou tout moun » !!! [1] C’est la devise de la FASCH : « Le soleil luit pour tous ». Voir Manuel de réglementation de la FASCH (1974). [2] DUMAS, Bernard et SÉGUIER, Michel. Construire des actions collectives : Développer les solidarités, Éd. Chronique sociale, Lyon, 1997, 226p, p. 80 [3]C’est une revendication prônée dans le discours de certains-es étudiants-es à la FASCH lors du déroulement du processus électoral. Un discours qui attaque directement la pensée d’un groupe ou toute autre groupe qui s’inscrit dans la même vision idéologique. [4] C’est-à-dire dans le cadre de la globalisation néo-libérale lui assignant une place spécifique dans la division internationale, sociale et technique du travail. Lire à ce sujet Yves BARTHELEMY. Haïti et la mondialisation néolibérale : une nouvelle dépendance coloniale (1970-2008), Kaye Pwogresis, No. 1, ASID, 2008, 91p. Lire aussi LOUIS-JUSTE, Jn Anil. La praxis de la solidarité : Base pour une philosophie haïtienne de l’éducation. In http://www.alterpresse.org/spip.php?article2244, publié le 21 février 2005, consulté le 20/12/2012 [5] Lire la tradition du projet de libre individualité léguée par nos ancêtres. [6] BENOÎT, Joachim. Les racines du sous-développement en Haïti, Henri Deschamps, Port-au-Prince, 1979, p. 21. [7] Lire la revue DESALINYEN. DESALIN: Premye jeneral antiliberal nan limanite, ASID , #4, 2008, 88p. [8] Lire l’article “Colonisation/Colonialisme” de René Gallissot. In (Dir.) Gérard BENSUSSAN et Georges LABICA. Dictionnaire critique du marxisme, Presses Universitaires de France, 2è Éd., Paris, 1982, 1985, 1240p., pp.189-193 [9] LOUIS JUSTE, Jn Anil. De la crise de l’éducation à l’éducation de la crise, Presses de l’Imprimeur II, Port-au-Prince, Mars 2003, p.56 [10] Lire CASTOR, Suzy. Étudiants et Luttes sociales dans la Caraïbe,CRESFED, Port-au-Prince,sd, pp.34-39 [11] LOUIS-JUSTE, Jn Anil. Ibid., p.57 [12] Ce sont un ensemble de dispositifs légaux visant à rendre l’UEH autonome et indépendante suivant les articles 285, 285.1, 286 de la constitution amendée de 1987. [13] Lire les articles 1 à 4 des Dispositions Transitoires de février 1997. [14] Pour Louis-Juste, « Grenn Nan Bouda » « c’est le cri de guerre de jeunes universitaires haïtiens qui se lancèrent à l’assaut de la forteresse dictatoriale de Jean Bertrand Aristide. Ce nom symbolise la mise en mouvement de l’énergie et de l’intrépidité pour vaincre la peur et la torpeur». LOUIS-JUSTE, Jn Anil. « Haïti : Jeunesse, Université et Société », publié sur http://www.alterpresse.org/spip.php?article1554, consulté le 20/12/2013. [15] Lire l’article de LOUIS-JUSTE, Jn Anil, intitulé « L’étudiant haïtien : un prince auto-dominé », publié sur http://www.alterpresse.org/spip.php?article264, consulté le 20/12/2012. [16] LOUIS JUSTE, Jn Anil. Op. Cit. pp. 46-47 [17] C’est une revendication prônée dans le discours de certains étudiants de la FASCH lors du déroulement du processus électoral. [18] Lire Marx à propos du propos du processus de la construction de la conscience des hommes et des femmes, particulièrement l’article intitulé « conscience » de Jean François Corallo In (Dir.) Gérard BENSUSSAN et Georges LABICA. Dictionnaire critique du marxisme, Presses Universitaires de France, 2è Éd., Paris, 1985, pp. 228-230 [19] LOUIS JUSTE, Jn Anil. Op. Citp.18 et POULANTZAS, Nicos. Les classes sociales dans le capitalisme aujourd’hui, Éd. Seuil, Paris, 1974, pp.245-267 [20] BROUZOUEUV, A. Qu’est-ce que le capitalisme, Éditions Progrès, Moscou, 1988, 240p, p.180 [21] TROUILLOT, Michel Rolph. Ti DIFE BOULÉ SOU istoua ayiti, koleksion lakansièl, Nouyòk, 1973,221p. et BENOÎT, Joachim, Les racines du sous-développement en Haïti, éditions Deschamps, 1979,257p. [22] LOUIS JUSTE, Jn Anil. Op. Cit., p. 45 [23] POULANTZAS, Nicos. Les classes sociales dans le capitalisme d’aujourd’hui, Éditions du Seuil, Paris, 1974, pp. 13-39 [24] JEAN, Casimir. La culture opprimée, Presse de l’Imprimerie Lakay, Delmas, 2001, p.278 [25] Paulo, FREIRE. Pédagogie des opprimés: suivi de conscientisation et Révolution, Éd. Petite Collection Maspero, Paris, 1974, 202p., p.42 [26] Jean Louis DUPONT, Les fonctions idéologiques du travail social, in Revue Contradictions, No 29, Septembre 1981, pp.3-19 [27] LOUIS JUSTE, Jn Anil. Op. Cit., p.37 [28] MEMMI, Albert. The colonizer the colonized, Beacon Press, 1967, p.10, cité par Freire p.41 [29] Marilda, IAMAMOTO, El servicio social en la contemporaneidad. Trabajo y formacion social, Cortez, Saolo Paulo, 2003, p.41. Extrait de texte traduit par Marie Paule PIERRE. [30] Lire PIOTTE, Jean Marc. La pensée Politique de Gramsci, Québec, 1970


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