L’ère des rabordailles

L’acculturation apporte une « horloge maudite » dans notre collectivité. Celle-là détériore nos coutumes et nos mœurs en augmentant la délinquance. Les medias, les écoles et la famille – agents de socialisation qui ont pour devoir de dresser les enfants – ne prennent plus ces derniers en charge, tandis que la fonction d’intégration demeure la principale responsabilité du foyer.

L’ère du « bredjenn » et des « rabordailles » a sonné avec son cortège d’immoralités : les DJS et les stations de radio ou de télévision aident ce phénomène à grandir. Ce rythme de déviance, qui remplace les amphithéâtres – ce que Georges H. Mead appelle « la prise de rôle » - s’accentue de plus en plus. Notre société, déstabilisée, est strictement caduque aujourd’hui, compte tenu de la corruption financière et de la dépravation qui gagne du terrain dans les rues. Ces manifestations conduisent au « guethoïsme ».

 

Par ailleurs, la montée du chômage de masse, l’insécurité des emplois, la stagnation salariale, le manque d’encadrement pour les jeunes, l’accroissement de la misère et de la pauvreté font pulluler, dans une communauté où l’Etat est mineur, des SDF (Sans Domiciles Fixes) et, parfois, ils vont jusqu’à entraîner le banditisme. La pénurie du travail est le premier des handicaps qui retarde le progrès, car les nécessités, les besoins insatisfaits et les incivilités qui en résultent justifient, à posteriori, toutes les discriminations dont sont victimes nos jeunes.

 

Notre société est aveugle et sourde ; avec la situation économique actuelle les parents démissionnent. Comment serait-il possible qu’un peuple évolue avec toutes ces anomalies ?

 

 

© Jonaldson DENIS

Poète et écrivain



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