Sud-est-Santé : La situation sécuritaire et économique de l’hôpital Saint Michel de Jacmel préoccupe son directeur médical

Agression physique, insuffisance de sécurité, vol, absence de subvention, carence de personnel qualifié, ce sont entre autres certaines difficultés que confronte le plus grand centre hospitalier du département, l’hôpital Saint Michel de Jacmel (HSMJ).

Docteur Newton Jeudi, directeur médical de l’hôpital, a expliqué dans une interview vendredi 25 septembre 2015, que certaines fois les parents des malades hospitalisés sont parfois agressifs envers certains du personnel de garde ; parfois armés, ils arrivent même à agresser le personnel médical pour le forcer à prendre soin de leurs patients.

 

Il rappelle que : c’est le médecin qui devrait faire l’évaluation du patient pour savoir si le cas d’un malade est urgent, cela ne revient pas à un malade ou à un parent de pressurer le personnel de le faire pendant qu’il explique des cas récents qui ont été produits.

 

‘’Dans la chirurgie de l’hôpital, un parent a arraché un sérum du bras d’un malade et a lancé le porte-sérum derrière une infirmière ; encore un autre parent a brisé avec des jets de pierre les vitres de la pharmacie, ce sont des choses intolérables qui arrivent dans les services de chirurgie, médecine et l’urgence ; ils sont parfois armés et, lorsqu’ on fait appel à la police, l’agresseur a profité du retard que prend la police pour s’échapper’’.

 

D’un autre côté, le médecin a fait savoir que l’hôpital dispose environ de huit sécurités, pas de clôture, une situation qui donne la possibilité à des individus non identifiés de pénétrer dans l’enceinte du centre et de voler des compresseurs, air conditionner, câbles.

 

  1. Jeudi n’a pas raté la possibilité pour s’accentuer sur les difficultés économiques que confronte l’administration de l’hôpital, il indique que c’est un manque de subvention de la part de l’état pour permettre à l’hôpital de fonctionner de manière conforme, une situation qui ne permettrait pas à l’administration d’exonérer un patient ; et la clientèle de l’hôpital se trouve vraiment dans l’incapacité de payer pour ses services, les recettes de l’hôpital par mois sont de neuf cents mille gourdes, une pitance, qui ne pouvait pas faire grand-chose, pendant qu’il indique que le budget devrait être estimé à deux millions de gourdes pour permettre à l’hôpital de mieux fonctionner.

 

Concernant la carence de personnel qualifié que confronte le centre hospitalier, il sollicite du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) deux autres médecins obstétriciens, gynécologues, et un anesthésiste permanant puisqu’en moyenne l’hôpital réalise 200 accouchements par mois et la quantité de médecins dont dispose ledit centre hospitalier est vraiment insuffisante, puisque le nombre de cas d’accidents et d’intervention chirurgicale sont environ au nombre d’une quinzaine par jours.

 

Notons que le centre est en reconstruction, cela n’affecte pas grandement les services, selon le directeur qui rappelle que le centre dispose environs de 73 lits, et prévoit après la reconstruction une augmentation de fréquentation de l’hôpital, tout en souhaitant qu’y il ait une meilleure condition pour desservir la population.                                              



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