Caisse populaire Espoir, 39 ans au service du Sud-Est

La Caisse populaire Espoir (CPE) a fêté son 39e anniversaire à Jacmel, le dimanche 3 mai 2015. Membre de l’Association nationale des caisses populaires (ANACAP), cette entité économique axée sur le principe de la coopération a fait du chemin. S
Les yeux brillants, le président du conseil cite des noms qui ont marqué cette initiative. Parmi eux, l’évêque du diocèse de Jacmel, Guyre Poulard. Cet homme d’église s’entichera de cette idée qui avait grandi sous un bananier où vingt-sept Haïtiens aspirèrent à satisfaire leurs besoins économiques et sociaux en mettant en commun leurs moyens. Dans ce contexte, le directeur général de la Caisse populaire Espoir, Molière Péronneau, précise : « Nous avons commencé la coopérative avec vingt-et-une gourdes. Actuellement, d’après nos statistiques, au 30 février 2015, nous avons un actif de 236 millions de gourdes. 16 000 sociétaires. 1 500 débiteurs. Notre portefeuille de crédit est passé à 170 millions de gourdes. Au 30 avril 2014, on avait un excédent de 23 millions de gourdes. » Installée à Jacmel, cette coopérative, qui encourage la création et le développement de micro, petites et moyennes entreprises, dessert adhérents, sociétaires et clients venus de plusieurs communes du département du Sud-Est, notamment La Vallée, Cayes-Jacmel, Marigot, Belle-Anse, Bainet et Côtes-de-Fer. Péronneau, ce jeune économiste, ayant la tête pleine d’idées, souligne que la « CPE compte parmi les grandes caisses du pays et œuvre en vue de contribuer à transformer Haïti en une vraie république de coopérative ». En attendant de franchir ce cap, il voudrait voir les membres de la CPE pénétrés des principes sacrés du mouvement coopératifs. Et qu’ils évoluent aussi dans des conditions normales d’une vie décente. « La mission de la CPE consiste à apporter à ses membres un mieux-être financier, social et économique, et orienter la communauté vers l’entraide », a-t-il accentué. Dans Haïti-Coop-Scoop pour la promotion des coopératives haïtiennes, Nonais Dérisier avait écrit dans le numéro de décembre de l’année dernière : « La Caisse Espoir est aujourd’hui l’une des dix plus grandes caisses populaires du pays et celle qui a pu écrire la plus belle page d’histoire des caisses populaires haïtiennes. » Pour Nelson Jean-François, économiste de formation comme Péronneau, ce qui fait la valeur de la CPE, c’est son principe démocratique. Jean-François est à sa 2e année en tant que conseiller élu de cette administration. Ce qui est important, met-il un point d’honneur à mettre en relief, « c’est la performance sociale. Celle-ci prime sur l’économique. Ici, on regarde l’impact du crédit sur le sociétaire. Est-ce que son business a grandi, est-ce qu’il envoie son enfant à l’école, dans quel habitat vit le membre de la CPE ? ».


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