Sud’Est/ Jacmel /Éditions Pulúcia : remise du prix pwezi kreyòl Dominique Batraville 2016

Le poète Coutechève Lavoie Aupont a été consacré, ce samedi, lauréat du prix d’expression créole de la poésie Dominique Batraville au local de l’Alliance française. Son recueil ‘’ Make Pa’’, sa première publication en créole, a été salué et recompensé par les Editions Pulúcia.

La prime va, sans doute, servir de tremplin pour lancer le poète Coutechève Lavoie Aupont dans sa production multiforme : il est, à la fois, plasticien, sculpteur, récupérateur et photographe. Autres atouts, à son actif.

                                                           

 

 De son côté, André Fouad a obtenu le 2ème prix du concours sous la direction du poète, du peintre et journaliste Pierre-Paul Ancion des Editions Pulúcia. Ce prix porte le nom du poète Dominique Batraville. Nous insistons sur sa présentation dans ce papier.

Le recueil primé « Souf Douvanjou » indique que la réussite réside dans le travail bien fait, la discipline, la constance, la foi en Dieu, la patience et la passion. Rien de grand ne se réalise dans le monde, sans passion.

 

Questionné sur le 1er prix attribué à son collègue Coutechève Lavoie Aupont, il nous fait savoir que celui-ci fait partie d’une génération de poètes et écrivains de talents, tels James Noël, Inéma Jeudi, Bonnel Auguste, Pierre-Moïse Célestin, Jacques Adler Jean-Pierre, Markenzy Orcel, Toussaint Jean-François, etc.

 

« J’aime ce qu’il produit comme travail » a-t-il ajouté. « Le poète Aupont, poursuit-il, manifeste toujours l’envie de sortir des sentiers battus, d’interroger les êtres et les choses. Il a une forte odeur de modernité qui se dégage dans ses écrits en créole et en français, comme « Partance » ou ses autres œuvres telles que « La déesse de la première rage du jour », « Le doute de la main » ou l’œuvre qui a obtenu le 1er prix ‘’ MAKE  PA’’ ».

 

Notre confrère André Fouad n’a pas seulement que l’art de la poésie comme atout. Il a plusieurs autres facettes dans sa carrière : il est aussi un entrepreneur, un mélomane averti, un fan du Rock and Roll, du world beat angélique, de Jean Ferrat, de Serge Gaïnsbourg, Léo Ferré, Georges Brassens, ... Il aurait aimé se lancer dans le théâtre grâce à l’appui du talentieux metteur en scène, David Mezy. Néanmoins, à travers sa production Métisses, il a réalisé son 2ème c.d. de poésie « Lè Pwezim Jwenn Van ». Cette œuvre lui a valu le prix Félix Morisseau 2015, à Montréal, dans le cadre du mois créole.

Présentation de ‘’ Souf Douvanjou’’

 

« Souf Douvanjou » est publié, en 2010, à Miami grâce au support de Féquière Vilsaint et Maude Hertelou d’Educavision. Une vente-signature a accompagné l’événement.

 

L’œuvre de 42 pièces vise une quête de la beauté, un hymne à l’amour, ainsi qu’un hymne à la vie pour le triomphe des lendemains meilleurs. Ecoutons :

 

 «  Mwen grangou la pli

     mwen grngou limye

    mwen grangou siwomyel

 

la patet lanmou nou kase

ou pa we kouman nwaj ap fese ko yo

nan yon pinti prefete duffaut

 

mwen grangou tan

kote tan te tan ».

 

André Fouad n’oublie pas ses bienfaiteurs, comme son père Gaston André, sa grand-mère Henriette Duverne et  Willems Edouard.

La fête de la poésie a été belle à Jacmel ce samedi à l’Alliance française.  Que la fête continue !

                                                                       

                                                             Wébert Lahens

                                                                                                  webblahens@yahoo.fr

 



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