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Le Port-au-Prince d’après-séisme – Quand le décor gèle la mémoire

Le 05/08/2010 à 08h30. | Par Bonzouti

Plus de six mois après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, le souvenir de la tragédie s’enracine dans le décor de la capitale haïtienne. Ruines d’édifices effondrés, maisons endommagées en attente de démolition, rues encombrées de décombres ou occupées par les habitants déplacés… Tout rappelle le désastre.

Sur le plan des divertissements, mises à part quelques initiatives prises par les jeunes eux-mêmes, dont l’organisation de championnats de football de quartiers, force est de constater une offre totalement nulle. Indicatrices à ce sujet, les places publiques qui servaient de lieux récréatifs et de loisirs sont transformées, depuis le séisme, en camps de déplacés.
Et comme si ce lot ne lui suffisait, Port-au-Prince doit aussi « gérer » la présence d’une invitée surprise, qu’elle avait, dans une assez large mesure, mise à la porte et qui est revenue à la charge, à la faveur de la confusion créée par le 12 janvier 2010. Il s’agit de l’insécurité.
De rampante, dans tous les premiers moments de l’après-séisme, elle est aujourd’hui redevenue ou presque, comme dans un passé récent, un élément du décor port-au-princien. Cela par ses coups spectaculaires dont le plus récent est l’assassinat, dans l’après-midi du mardi 3 août, du médecin et dirigeant de l’opposition politique haïtienne, Ronald Joseph.

Source:Alter Presse

Tags:Port-au-Prince séisme Haiti Tremblement de terre decombres edifices effondrés