| Envoyer l'article |
CODESO, CNPES, Cœurs-Unis, dix ans déjà, de l’espoir au cauchemar. On s’en souvient !
Quand, peu de mois après sa réélection en novembre 2001, à Jacmel, Jn Bertrand Aristide parlait d’une nouvelle ère, personne ne s’attendait au mouvement de la coopérative d’épargne et de crédit. Et finalement quand il l’a lâché devant des milliers de concitoyens sur la place Toussaint Louverture, le bruit courait comme une trainée de poudre, un vent d’espoir semblait poindre à l’horizon. En effet, Le président invitait massivement les populations, même les plus vulnérables à trouver la voie de la coopérative et de crédit, « seule planche de salut pour les milliers de ménages qui n’ont pas les moyens d’emprunter de la Banque » ajoutait-il.
CNPES, voyait son Adresse à l’angle des rues Dauphine et Ambroise à l’étage, CODESO, caisse sœur appartenant au même propriétaire que CNPES, le nommé Saddam, était sur l’avenue Barranquilla, juste en face de la Pharmacie Vierge –Miracle, Tandis que Cœurs-Unis s’était installée à la rue vallieres à proximité de la maison des Maximilien.
Devant ces entreprises financières, une véritable affluence pesait, il fallait environ une heure à un client pour franchir l’enceinte de la Succursale de Cœurs –unis par exemple, tant que les files étaient longues…
Sur les ondes des radios locales, les spots publicitaires étaient nombreux, combien encore Aujourd’hui, en Archives peuvent tirer des bandes capables de témoigner de la cupidité de ces entreprises ? Pour être vraiment à la mode, il fallait avoir un compte dans le coffre de ces entreprises démoniaques. Plus d’un se rappelle un proche ayant eu un compte ou même plusieurs. Un oncle a même vendu l’unique maison qu’il avait, pour placer la totalité du montant dans une coopérative.
Le Crash
En moins de quatre mois, les coopératives ont amassé tout ce que les éléments de la classe Moyenne avaient en leur possession. Loin de toute assurance, ces citoyens se sont livrés corps et âmes dans une véritable aventure dont l’issue était loin d’être connue. Au cinquième mois après l’ouverture des premières caisses, elles avaient déjà fermé leurs portes, laissant des milliers de sociétaires dans de parfaits déboires.
Que s’est-il passé pourqu’en cinq mois des entreprises qui sont censées avoir la bénédiction de l’Etat puissent infliger de telles souffrances aux populations et ce, sans être inquiétées? Dans la foulée, le Conseil national des coopératives est très sollicité. Mais cette institution de l’Etat n’est pas en Mesure de rassurer les victimes. C’est une longue période de manifestation et de revendications qui s’ensuivaient.
Si la Coopérative cœurs-unis en 2007 avait décidé de restituer une partie des placements à ses sociétaires, d’autres Coopératives demeurent comme des cauchemars dans la tête de leurs victimes.
Pour l’instant, CODESO et CNPES ont une Maison sur la route de Lamandou, Maison dont la construction a été interrompue par la fièvre liée a la fuite clandestine des Grands propriétaires de Caisses. Etant parti de l’idée de soulager les couches les plus fragiles financièrement de la société haïtienne, L’histoire des coopératives, loin de soulager, a appauvri des milliers de ménages dont l’Etat Haitien ne se soucie même Pas.
Source:Bonzouti.com
Tags:CODESO, CNPES, Cœurs-Unis,
Nombre de commentaire (0)
Connectez-vous pour commenter cette news! ou Inscrivez-vous!
Actualites
Twitter
Facebook