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Haïti-Insécurité : 402 morts par balles dans la région métropolitaine de Port-au-Prince durant les six premiers mois de l’année 2012. Sommes-nous en guerre ?

Le 31/07/2012 à 07h39. | Par Jhonson MARDY positif3000@hotmail.com

402, c’est le nombre de morts par balles enregistrés durant les six premiers mois de l’année 2012, si l’on tient compte des deux derniers rapports trimestriels de la Commission épiscopale nationale Justice et Paix (acronyme créole Jilap) relatifs à la violence perpétuée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Un chiffre pour le moins inquiétant dans le cas d’un petit pays comme Haïti qui n’a pas véritablement une tradition de violence armée.

« La chasse à l’homme » continue même en dehors de Port-au-Prince. A titre d’exemple, au moins quatre morts et plusieurs blessés sont à déplorer lors d’une opération menée récemment par des agents de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO) tendant à l’expulsion forcée des occupants du Parc La Visite, situé à Seguin, dans le Sud Est du pays.

Comme le rappelle la MINUSTAH dans un communiqué rendu public à Port-au-Prince, le 27 juillet dernier, « l’expulsion forcée sans alternative à un logement convenable est contraire aux instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme, et notamment au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ». A qui la faute ?

Jusqu’à date, aucune autorité politique légitime ne se prononce pas. Un silence coupable à l’égard de ce qui s’est passé. Paradoxalement, c’est plutôt le temps de faire la fête. Presque tout le monde a les yeux rivés sur le Champ de Mars. En revanche, les familles des victimes se trouvent seules face à leur désarroi, leur tristesse…

Au moment où nous nous déhanchons à n’en plus pouvoir comme des fous ou des folles au rythme du carnaval des fleurs sur les grandes artères de la capitale, le droit à la vie de nos concitoyens continue à être bafoué à longueur de journée sans crainte aucune alors que nous ne sommes pas en temps de guerre. Des personnes humaines continuent à perdre leur vie dans des conditions tragiques.

Le droit à la vie nous semble être à l’origine de tous les autres droits de l’homme, car il faut d’abord exister pour pouvoir prétendre à tout autre droit. « Tout individu a droit à la vie.» Ce droit, considéré comme le plus petit dénominateur commun aux droits de l’homme, est garanti tant en droit interne qu’international. Cependant, dans la pratique, la protection de ce droit nous laisse perplexe.

Haïti est un pays « démocratique » qui aspire à devenir un Etat de droit. A cet effet, l’Etat haïtien a l’obligation classique de créer les conditions favorables au respect des droits de l’homme dans le pays, en particulier le droit à la vie.

« Se la pou la » Quel beau slogan ! Mais, l’Etat a-t-il également la volonté d’assumer sa responsabilité envers ceux qui sont-là ? Qui vivra verra

Sources :

http://www.alterpresse.org/spip.php?article13169

http://www.haitilibre.com/article-6235-haiti-social-une-operation-policiere-tourne-mal-au-parc-la-visite.html

http://minustah.org/?p=36515






Source:Bonzouti.com

Tags:haiti insecurite port-au-prince


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