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Sud-est et les droits des enfants: un combat à mener…

Le 26/07/2011 à 02h10. | Par ANCION Pierre-Paul, Dieulpane DESIR

La Justice, l’Institut de Bien Être Social et de Recherches (IBERS), La Brigade de la Protection de Mineurs (BPM), le Réseau Sud-Est des Droits Humains (RESEDH) et la section des droits humains de la Minustah constituent une mosaïque d’institutions travaillant pour le respect des droits humains, ceux des enfants particulièrement dans le département du sud-est.
Malgré le nombre de bras ce travail n’atteint pas encore les résultats attendus. La réalité sur le terrain reste critique.

La réalité…
Cinq enfants sont actuellement emprisonnés dans le pénitencier de Jacmel, après avoir suivi les étapes habituelles d’un adulte en conflit avec la loi, parce que dans le système judiciaire du sud-est hormis un juge pour enfant, Me Elmorin, et la Brigade de la Protection des Mineurs (BPM), aucune décision n’est encore prise par l’état haïtien pour rendre effectifs l’accompagnement et la protection des enfants en difficulté.
Le tribunal pour enfants ne peut siéger jusqu'à présent parce que l’état ne nomme pas encore un huissier, ni un commissaire de gouvernement spécialisés dans ce domaine.
Dans une rencontre avec bonzouti.com ce jeudi 21 Juillet, un policier de la BPM qui a requis l’anonymat a confirmé qu’un nombre important d’enfants du sud-est subissent au quotidien de graves injustices exigeant l’intervention de l’état.
Selon cet agent de police de la BPM, les enfants abandonnés par leurs parents, est en tête des cas rencontrés le plus par la BPM dans le sud-est. Le viol sur mineur vient en troisième position, et on le rencontre surtout dans les camps d’hébergements. Il a aussi révélé à bonzouti.com plusieurs mineurs exerçant la prostitution dans certains bordels de ce département.
‘’ Ces enfants sont rémunérés, certes, mais vu leur age, on ne devait pas les employés… ‘’ A commenté cet agent de police.
L’Institut de Bien Être social et de Recherche (IBERS) est présent actuellement à Jacmel. Il assure le coté social de l’accompagnement par l’état haïtien des enfants en conflit avec la loi, et en difficulté.
L’IBERS, la mairie de Jacmel, la délégation du sud-est et la BPM sont entrain de se regrouper en un bloc solide pour l’accompagnement et le respect des droits des enfants.
BPM une cellule à renforcer
Ils sont seulement cinq policiers composant la section ‘’Brigade Protection des Mineurs’’ (BPM) du sud-est, une cellule de la police nationale s’occupant exclusivement de cas des enfants en difficulté ou en conflit avec la loi.
Effective depuis 2009 à Jacmel cette section travaille sur quatre axes : enfants maltraités et abandonnés, viols, enfants en domesticité. Hormis une Toyota six cylindres, et les cinq policiers qui se disent attachés à ce service, rien d’autres ne témoigne de la volonté de l’état haïtien à accompagner la BPM dans le sud-est.
Les cinq policiers de la BPM sont tous affectés dans d’autres services au commissariat de Jacmel, ils n’ont pas de bureau spécial ni de matériels nécessaires pour le fonctionnement de cette section.

Source:bonzouti.com

Tags:droits des enfants, sud-est combat mener